San Pedro

   est une ville Krou (Bakwé, Piais et Winnin) du Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire. Chef-lieu de préfecture, elle est administrativement située dans la région de San-Pédro, district du Bas-Sassandra (anciennement région du Bas-Sassandra).
Un de ses quartiers, le Bardot, était considéré comme le plus grand bidonville de l’Afrique de l’Ouest, jusqu’à son intégration à la municipalité en 2011.

Situation

La ville, située à 4°32 de latitude Nord et 6°29 de longitude Ouest, fait partie de la région du Bas-Sassandra. Elle est située au bord de l’océan Atlantique, sur le golfe de Guinée, à 368 km d’Abidjan, capitale économique du pays à laquelle la relie une route entièrement bitumée, la « côtière », tracée dans les années 1990 et qui aujourd’hui est en piteux état.

Climat

Le climat de la Côte d’Ivoire comporte deux zones bioclimatiques distinctes.
Le sud est très humide et connaît quatre saisons (d’avril à la mi-juillet : grande saison des pluies; de la mi-juillet à septembre: petite saison sèche; de septembre à novembre: petite saison des pluies; de décembre à mars: grande saison sèche).
Les températures varient de 20 à 33°5,6

Administration

La ville est le chef-lieu du département du Bas-Sassandra, qui comptait 2 280 548 habitants lors du recensement de 2014. Une loi de 1978 a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.
Le département comprend les sous-préfectures de Doba, Dogbo, Adjaméné, Gligbeuadji et Gabiadji.

Démographie

Lors du recensement de 2014 (RGPH4), on y a dénombré 164 944 habitants.
La population autochtone est essentiellement Krou avec ses divers sous-groupes : les Winnin, les Bakwé et les Piais.
Elle a considérablement augmenté au cours des vingt dernières années en raison de l’afflux de réfugiés venus du Liberia et de la Sierra Leone, ainsi que d’une très forte communauté de pêcheurs Fantis venus du Ghana.

Economie

San-Pédro est le deuxième pôle économique de la Côte d’Ivoire après Abidjan, devant Bouaké en raison de son port, mais également en raison de la présence de nombreuses usines opérant principalement dans l’industrie cacaoyère, dans la minoterie, le ciment et le domaine du bois. Le tourisme joue un rôle non négligeable dans l’économie de la ville et de la région du Bas-Sassandra. En 2010, son produit intérieur brut représentait 4 % du PIB de la Côte d’Ivoire soit 0,952 milliards de dollars, presque l’équivalent du PIB de la Guinée-Bissau.

Le port
Construit il y a 35 ans c’est le deuxième port du pays, après celui d’Abidjan, avec un domaine portuaire couvrant plus de 200 ha.
Il s’agit du premier port mondial pour les exportations de fèves de cacao : plus de la moitié de la récolte ivoirienne (1,8 million de tonnes) y transite. Depuis la tentative de coup d’État de 2002, le trafic n’a cessé de diminuer, passant de 1,16 million de tonnes à 998 000 tonnes en 2006, selon les chiffres officiels. Mais en 2011, le port de San Pedro affiche une hausse fulgurante de 47% de son trafic marchandises (1 800 000 tonne : performance jamais réalisée depuis 1971). C’est la première fois depuis la mise en service du port de San Pedro qu’un niveau de trafic global de marchandises de ce niveau est atteint. En 2012, le Port de San Pedro a excellé au niveau de son trafic avec un résultat de 3 230 398 tonnes contre 1 805 136 tonnes l’année précédente, réalisant ainsi une hausse de 79 %.

Source : Wikipedia  https://fr.wikipedia.org/wiki/San-P%C3%A9dro

Un peu d'histoire

Il y a 500 ans, probablement en 1471, les explorateurs portugais Joao de Santareme et Pero de escobar débarquenent, le jour de la Saint André, à l’embouchure du fleuve Sassandra (déformation au cours des temps de Santo Andréas). Quelques mois plus tard, à la suite de la mortt d’un de leurs compagnons, ils baptisent San Pedo la rivière et le village qui portent aujourd’hui ce nom.
Pendant quatre siècles, les navigateurs portigais, hollandais, anglais et français entretiennent des relations intermittentes et assez souvent difficiles avec la population riveraine du Sud-Ouest (région appelée par les français la côte des mâles gens). Ce n’est qu’au XVIII eme et XIX eme siècles que les anglais portent à la région un intérête accru et installenet les premières factories en attendant que dans le cours du XIX eme siècle et principalement au début de ce XX emes siècle, la France tente d’intégrer le Sud-Ouest dans l’ensemble de ses activités de colonisation dans cette région de l’Afrique, notamment de Côte d’Ivoire.
Après une longue phase de reconnaissance et de nombreuses discussions frontalières avec le Liberia, le gouverneur Binger crée, en 1893, les postes administratifs de Sassandra, Béréby et San Pedro.

La création et l’attribution du domaine de San Pedro se situent au début du XX eme. Il a été accordé, le 7 août 1900, à la “Compagnie Française de Kong” pour indemniser son fondateur, M. Verdier, des frais et efforts qu’il avait fait quelques années autapravant pour maintenir la présence de la France sur le territoire actuel de la Côte d’Ivoire, s’opposant notamment aux tentatives d’empiètement des anglais installés en Gold-Cost.
Cet octroi venait en outre mettre ffin à un litige qui s’était élevé entre M. Verdier et l’État, à propos d’une concession beaucoup plus importante qu’on lui avait précédamment accordé et que le Ministre avait volu annuler.
Ce double caractère, récompense de services rendus et origine transactionnelle, explique que l’État ait donné au propriétaire de San Pedro des droits exceptionnels comportant notamment la pleine propriété immédiate, à titre définitif, du sol et du sous-sol, sans cahier des charges ni obligation de mise en valeur.
La superficie est de 270 000 ha, suivant un rectangle de 90km de long et de 30 km de large. En 1910 la Compagnie Française de Kong vend le domaine de San Pedro à une société anglaise, l’Ivory Coast Corporation Limited. Mise en liquidation en février 1915, celle-ci se reconstituait sous le nom de “The New Ivory Cosat Compagny Limited” qui prenait possession du domaine en octobre 1917 moyennant la somme de 15 588 livres.
La SCAF (Scieries Africaines) et la banque de Paris et des pays-Bas se rendent acquéreurs du domaine en novembre 1920 pour la somme de 1 000 000 fr. Puis, en avril 1921, moyennant 10 000 actions, la SCAF restait seule propriétaire.
Enfin, en décembre 1959, la compagnie des Scierie Africaines cédait le domaine de San Pedro à la République de Côte d’Ivoire pour la somme 160 millions de frabcs CFA.
Devenue indépendante de 7 août 1960, celle-ci va placer la mise en valeur du Sud-Ouest parmi ses objectifs essentiels et appliquera son dynamisme de jeune état à hisser cette région, apparemment déshéritée, au-dessus des incertitudes et des tribulations de son histoire.
Le projet San Pedro, conçu par le gouvernement dans le cadre de la politique de l’amenuisement des disparités régionales avait pour but de créer un pôle de développement dans la région Sud-Ouest.
Ce faisant, les pouvoirs publics s’étaient inspirés de ce qu’Abidjan et son port ont polarisé l’ensemble du développementnational et particulièrement des régions du Sud et de l’Est du pays. A son tour, le pôle de développement de San Pedro, à ‘exemple d’Abidjan, devrait pouvoir, par effet d’entrainement amener la région du Sud-Ouest à connaître un début de développement, ceci pour répondre au principe selon lequel “il ne peut y avoir de développement que s’il y a eu un début de développement”. Ainsi donc a été lancée l’opération San Pedro.
Le 12 août 1968, le président Denise, ministre d’État, a posé la première pierre du port de San Pedro, faisant l’alignement du quai Sud, en présence de messieurs Alcide Kacou, ministre des Travaux Publiques et des Transport, Konan Bédié, ministre délégué aux Finances, Mohamed Diawara, ministre délégué au Plan et Beugré Privat, préfet du Sud.

“Il est, pour la Côte d’Ivoire, certains mots chargés de force et d’espoir, qui sont comme autant de sources de confiance en l’avenir. San Pedro est l’un d’eux. Hier, petit village de pêcheurs perdu le long des côtes, aujourd’hui chantier imposant et plei de vie, port moderne et ville nouvelle, San Pedro c’est aussi la porte sur l’Océan et le progrès, ouverte d efaçon dcisive à tout l’Ouest de notre pays et le symbole d’un développement tout de rigueur et d’harmonie qui ne craint pas les partis raisonnables qque lui impose la marche passionnante et difficile vers le mieux-être de tous les Ivoiriens.”
“san Pedro c’est pour nous l’espoir en donnant la vie à une région, de fournir des emplois nouveaux en nombre considérable et aussi des terres à tous ceux qui auront le souci de les mettre en valeur, de créer en définitive un pôle de développement qui contirbuera à l’équilibre de notre économie.
C’est aussi un pari raisonnable, celui de lenthousiasme, de la foi en l’avenir, de notre volonté de doter notre pays d’une infrastructure  a mesure de nos besoins.”
Félix Houhouët-Boigny

Extrait  de “Précis d’histoire de la “Côte” à la Côte d’Ivoire, région San Pedro” par Jean-Jacques Boutinaud, consul honoraire de France, San Pedro

En savoir plus : http://affaire-quiquerez-1891-1893.com/naissance-de-san-pedro-cte-divoire.html